un peu de geographie

un peu de geographie
Le Brésil couvre presque la moitié de l'Amérique du Sud. Le pays partage ses frontières au Nord, au Sud et à l'Est avec presque tous les pays d'Amérique du Sud (exceptés le Chili et l'Equateur).
Le Brésil est bordé par l'Océan Atlantique à l'ouest. C'est un pays relativement plat et les zones montagneuses ne dépassent pas 3000 mètres d'altitude. Près de 60% de la superficie est un plateau, le reste étant une plaine.
Le bassin de Rio de la Plata au confluent des fleuves Parana et Uruguay (les deux ayant leur source au Brésil) au sud du pays est pratiquement la zone dont la topographie est la plus variée. C'est une zone plus élevée et qui n'est pas recouverte par la forêt amazonienne. Au Nord du fleuve Amazonas, on trouve les terres hautes de la Guyane, une zone de forêt tropicale et de désert rocailleux. Les terres hautes de l'intérieur entre le fleuve Amazonas et les bassins fluviaux du Sud forment un immense plateau appelé el Mato Grosso. A partir du Mato Grosso une chaîne montagneuse s'élève vers le Sud Ouest parallèle au littoral de l'Océan Atlantique.

LES CINQ GRANDES REGIONS CARACTERISTIQUES
Le Brésil est divisé en 27 unités administratives, soient 23 Etats, trois territoires (Amapa, Roraima et l'archipel Fernando de Noronha), et le district fédéral de Brasilia. Ces unités sont regroupées en cinq régions, ayant chacune des caractéristiques géographiques et humaines différentes.
- La région NORTE correspond à l'Amazonie, avec Belém et Manaus
( Acre - Amapá - Amazonas - Pará - Rondônia - Roraima - Tocantins )
- La région NORDESTE regroupe tous les petits Etats côtiers du Nord, avec les villes de Salvador, Recife, Natal, Fortaleza et Sao Luis.
( Alagoas - Bahia - Ceará - Maranhão - Paraíba - Pernambuco - Piauí - Rio Grande do Norte - Sergipe )
- La région SUDESTE forme le triangle industriel, formé par Sao Paulo, Rio de Janeiro et Belo Horizonte.
( Goiás - Mato Grosso - Mato Grosso do Sul - Distrito Federal )
- La région CENTRO-OESTE correspond au plateau central du Brésil, avec le Mato Grosso et la capitale féderale Brasilia
( Espírito Santo - Minas Gerais - Rio de Janeiro - São Paulo )
- La région SUL réunit les Etats du Sud, avec les villes de Curitiba, Porto Alegre et Florianopolis.
( Paraná - Rio Grande do Sul - Santa Catarina )

La population du pays est concentrée dans les états du Sud Est: Minas Gerais, Sao Paulo et Parana. La ville de Sao Paulo est une des plus peuplées du Brésil avec 9 millions d'habitants. Rio de Janeiro compte 5,5 millions d'habitants.

# Posté le samedi 25 décembre 2004 15:16

Modifié le samedi 25 décembre 2004 15:26

un peu d'histoire

un peu d'histoire
Les principales dates de l'histoire brésilienne

1500 L'amiral portugais Cabral débarque à Porto Seguro (Bahia) et prend possession du futur Brésil.


1549 Fondation de Salvador par Tomé de Sousa, premier gouverneur du Brésil.


1565 Fondation de Rio de Janeiro par Estacio de Sa, suivie de l'expulsion définitive des Français de Villegaignon.


1612 Des Français fondent São Luis du Maranhão (expulsés en 1615)


1630 Les Hollandais occupent le Pernambouc (expulsés en 1654)


1705 Début de la ruée vers l'or du Minas Gerais.


1759 Expulsion des jésuites.


1763 Rio de Janeiro, siège de la vice-royauté à la place de Salvador.


1789 Dénonciation des « Inconfidents » du Minas. Procès et exécution de Tiradentes (1792).


1809 Fuyant l'invasion française, la cour portugaise s'installe à Rio et ouvre les ports du Brésil au commerce.


1821 João VI de Bragance revient au Portugal à la suite d'une révolution libérale.


1822 Son fils, Pedro, proclame à Ipiranga (São Paulo) la séparation du Royaume-Uni du Portugal et du Brésil contre la menace néocolonialiste des Cortès de Lisbonne et devient empereur du Brésil.
1831 Pedro Ier abdique en faveur de son fils mineur et revient au Portugal pour asseoir les droits de sa fille, Maria II, contre son frère Miguel.
1840 Pedro II proclamé majeur devient le second empereur du Brésil.


1888 La Loi d'or abolit l'esclavage.


1889 Proclamation de la République et exil de Pedro II.


1930 Un soulèvement armé parti du Rio Grande do Sul impose comme président Getulio Vargas.


1942 Le Brésil déclare la guerre à l'Axe.


1950 Vargas, démissionné par l'armée en 1945, est réélu démocratiquement.


1954 Suicide du président Vargas.


1960 Le président Kubitschek inaugure Brasilia.


1964 Coup d'Etat militaire contre le président Goulart.


de 1979 à 1984 Le Nordeste connaît une longue période de sécheresse.


1985 Retour au régime civil. Présidence de José Sarney.


1988 Nouvelle Constitution démocratique (régime présidentiel).


1994 Présidence de Fernando Henrique Cardoso, réélu en 1998


2002 Luiz Inacio Lula da Silva, plus connu sous le surnom de Lula est élu avec 61% des voix président du Brésil.

# Posté le samedi 25 décembre 2004 15:30

l'histoire de la capoeira

l'histoire de la capoeira
La Capoeira est l'un des aspects les plus fascinants de la culture brésilienne. Le capoeiriste est à la fois un athlète, un danseur, un acrobate, un farceur, un comédien et un musicien. D'un point de vue historique, cela s'explique par l'extraordinaire rencontre (contrainte forcée ) entre les différentes cultures africaines sur le territoire du Brésil durant trois cents années d'esclavage. Venu d'Afrique avec leurs danses, leurs rituels, leurs fêtes et leurs chants, les esclaves ont fini par créer un rituel unique, lié à leur condition au Brésil : La CAPOEIRA.

Sous sa forme dansée, chantée et inoffensive aux yeux des maîtres et des surveillants, ce rituel était en réalité une véritable préparation au combat. Combat contre les oppresseurs pour leur liberté. Combat des plus faibles et des plus démunis contre les plus forts.

Longtemps interdite et réprimée, même après l'abolition de l'esclavage, la Capoeira ne sera autorisé par le gouvernement brésilien qu'en 1937. Elle sera enfin reconnue pour sa valeur culturelle, éducative, créative et artistique.

Elle est à présent enseigné et pratiquée, non seulement dans les écoles et dans la rue, mais aussi dans les universités, les ateliers de théâtre et de danse contemporaine, les écoles de cirque et les centres de sport au Brésil, aux Etats Unis, et depuis quelques années en Europe.Comme nous le verrons, la Capoeira dans sa forme ne ressemble à aucune autre danse, ni à aucun autre art de combat. Elle est l'art de lutter dans la danse et de danser dans la lutte. Enfin elle est un jeu.

# Posté le samedi 25 décembre 2004 15:40

Modifié le dimanche 26 décembre 2004 17:07

l'histoire de la capoeira (suite)

l'histoire de la capoeira (suite)
LA CAPOEIRA EST UN RITUEL
Un rituel d'une grande beauté. Les mouvements des Capoeiriste sont ceux des animaux. Macaques, reptiles ou félins, ils évoluent indifféremment debout ou renversé, à quatre pattes ou bien complètement allongées, prêts à bondir dans les airs ou sur leur proie. Ils sont soutenus autour par les rythmes de percussions, les chants et les frappes de mains des autres capoeiriste. Ces derniers, en attendant leur tour, se forment en cercle et "chauffent " le jeu avant de se lancer dedans. C’est la " RODA ".

UN ESPACE CIRCULAIRE
A l'intérieur de ce cercle c'est l'aire de jeu, le lieu de la danse, le lieu de la lutte. C'est ici que l'on se montre aux'on établit un dialogue corporel avec son partenaire (ou adversaire).


Autour les danseurs forment la RODA. Ils rythment le jeu pour se donner de l'énergie ou en donner aux autres. Les percussions augmentent ou réduisent la cadence, les chants envoient des messages, des avertissements ou des conseils, commentent le jeu ou racontent les histoires légendaires de la Capoeira.


AU CENTRE IL Y A LE JEU
Il a comme tous les jeux, ses traditions, ses règles, ses codes pour entrer dans le cercle, pour s'arrêter ou reprendre. Par contre lorsqu'on est au centre, face à son partenaire il s'agit de ne pas se tromper. Tout peut aller très vite. Même si le rythme est lent. Etre au centre, c'est être seul dans une expérience qui ne va pas se répéter. Si une pensée traverse l'esprit, elle peut gêner les réflexes du corps. Etre au centre, c'est être totalement présent et "invisible ".

LE TEMPS D’UN DIALOGUE ET D’UNE IMPROVISATION
Etre au cour du rituel et faire un "beau jeu ", c'est engager le dialogue avec son partenaire en utilisant tous les recours que l'on a à sa portée pour le tromper et l'emmener au piège. Nous avons vu que c'était la lutte du plus faible contre le plus fort, donc pas besoin d'être un athlète ou un acrobate pour jouer la Capoeira. Un sourire, un geste malicieux, un cri, une douleur déguisée, un coup portée ou un coup reçu et ou une esquive bien placée sont souvent plus utiles pour mener le jeu où on veut.

Le temps du jeu c'est le temps d'entrer, d'établir la relation avec son partenaire, d'être attentif et à l'écoute de son énergie corporelle, (sa rapidité ou sa lenteur, son niveau d'agressivité, ses capacités de ruse, de stratégie, son agilité, son humour...).
Ici aussi, comme au théâtre ou en danse la qualité d'écoute fera que le jeu sera "bon ou mauvais ", "vrai au faux ".


" Tomber dans le piège " n'est pas douloureux dans le Capoeira puisque le principe est de ne pas se toucher, de rester fluide l'un par rapport à l'autre et d'arrêter le mouvement avant de se faire obstacle
.A la fin, personne ne gagne ou ne perd. On se sert la main et on s'arrête là.

# Posté le samedi 25 décembre 2004 15:45

Modifié le dimanche 26 décembre 2004 17:11

la pratique

la pratique
LA PRATIQUE DE LA CAPOEIRA
ECHAUFFEMENT ET TECHNIQUE
Il existe une technique de la Capoeira, support indispensable à une bonne préparation physique pour la souplesse, la vigueur, l'agilité, l'équilibre, l'endurance et le rythme du corps.

1) Technique des mouvements
Mouvement des animaux (macaques, félins, reptiles).
Mouvements et déplacements au sol.
Mouvements et déplacements à mi - hauteur.
Mouvements et déplacements à partir de sauts et d'acrobatie.
La "ginga ", mouvement de base.
La " ginga " permet le déplacement dans l'espace en rythme et de façon continue. C'est à partir de la " ginga " que se font les sauts, les coups et les autres mouvements.
L'équilibre
Equilibre statique
Equilibre dans le mouvement.
La récupération de l'équilibre à partir du déséquilibre.
La malice et la " mandiga ".
Ce sont les artifices, les stratégies, les "combines " imaginés pendant le jeu pour distraire le partenaire et e conduire où l'on veut. C'est ici que se développe toute la théâtralité du jeu, que se construit le vocabulaire gestuel de chacun.
La musique et le chant
Initiation aux instruments
Travail sur le rythme et les cours
L'échauffement corporel sera soutenu par les rythmes des deux percussions principales de la Capoeira : le bérimbau et le pandéro.

LE MOUVEMENT " ORGANIQUE "
Chaque jour, les participants seront après l'échauffement en situation de jeu.

L'intelligence du corps
Aucune pensée, aucun jugement conceptuel ni aucun regard extérieur ne doit faire obstacle à l'élan corporel.
La nécessité d'agir
Dans le jeu, un mouvement qui n'est pas nécessaire non seulement n'amène rien mais peut conduire au piège de l'adversaire.
Il sera important de ne pas s'attacher à faire de grands sauts ou à rechercher l'esthétique parfaite des mouvements de Capoeira mais plutôt de travailler leur contenu organique et essentiel. Un mouvement est beau quand il est réalisé par nécessité au bon moment et dans le rythme juste.
Le jeu organique
Un jeu organique est un jeu qui se fait malgré sa volonté et hors de toute contrainte technique non dominée. Cela demande une bonne connaissance de soi et de ses limites.
DIALOGUE CORPOREL ET IMPROVISATION
Entrer dans la " roda "
C'est entrer dans le dialogue, savoir se positionner dans l'espace et d'être parfaitement à l'écoute de son partenaire.
L'improvisation.
Il y a improvisation en Capoeira parce que le jeu est une situation toujours nouvelle et toujours unique : On est amené à donner des réponses motrices toujours variables et adaptées.
Le dialogue.
Exploitation de tous les dialogues possibles par le biais d'exercices ou sans intervention rationnelle.

Exemples d'exercices :
Dialogue avec une seule partie du corps. Le côté gauche ou le côté droit, la tête ou le thorax, les bras ou les jambes.
Dialogues lents ou rapides, ou niveau du sol ou en hauteur en fonction de la musique et du partenaire.
La théâtralité du dialogue, avec l'utilisation des sentiments et de l'émotion qu'inspire le jeu : rage, humour, sérénité, honte, excitation, séduction...
L'application de la malice et de la "mandiga ".
Suassuna and Marcelo (Caveirinha)
LA RODA
Application du rituel de la Capoeira chaque jour dans toute sa tradition,
c'est-à-dire : JOUER.


===> vocabulaire <=====

# Posté le samedi 25 décembre 2004 15:51

Modifié le dimanche 26 décembre 2004 17:17